Production écrite — réponse-modèle 251 mots
Madame la Présidente, Monsieur le Président du conseil municipal,
Je me permets de vous écrire au sujet du projet de suppression du parking central afin d’y aménager un jardin public. En tant qu’habitant du quartier, je tiens à exprimer mon soutien à cette initiative, tout en restant conscient des difficultés qu’elle soulève.
Tout d’abord, un jardin public répondrait à un réel besoin. Notre centre-ville manque cruellement d’espaces verts, alors que ces lieux améliorent la qualité de l’air et offrent un espace de détente aux familles comme aux personnes âgées. De plus, la végétation contribue à rafraîchir la ville pendant des étés de plus en plus chauds.
Ensuite, ce projet encouragerait d’autres modes de déplacement. En réduisant la place de la voiture au centre, la municipalité inciterait les habitants à privilégier la marche, le vélo ou les transports en commun, ce qui profiterait aussi aux commerces de proximité.
Certes, on peut objecter que la suppression de ce parking compliquera le stationnement, et cette crainte est légitime. Cependant, elle pourrait être levée en aménageant un parking en périphérie, relié au centre par une navette gratuite. La question n’est donc pas de supprimer le stationnement, mais de le déplacer intelligemment.
Pour ces raisons, je vous demande de mener ce projet à bien, tout en prévoyant une solution de stationnement alternative. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Examiner’s note- Au B2, le jury attend une vraie argumentation : concession explicite (« Certes… ») suivie d’une réfutation (« Cependant… »), et non une simple liste d’avantages.
- Terminez par une demande précise (« mener ce projet à bien, tout en prévoyant… ») : une lettre argumentée doit déboucher sur une action.
Production orale — réponse-modèle
Monologue suivi — présenter et défendre un point de vue
À partir d’un court document sur la place de la voiture en ville, dégagez le problème, puis présentez et défendez votre point de vue.
Le document pose la question de la place de la voiture en ville. Il souligne que les centres urbains sont de plus en plus saturés et pollués, et que de nombreuses municipalités cherchent à réduire la circulation. La problématique est donc la suivante : faut-il limiter la voiture en ville, et à quelles conditions ?
Pour ma part, je pense qu’il faut réduire sa place, mais de manière progressive et accompagnée.
Premièrement, les bénéfices pour la santé publique sont indéniables : moins de voitures, c’est moins de pollution et moins de bruit. Les villes qui ont piétonnisé leur centre constatent d’ailleurs souvent un regain d’activité commerciale.
Deuxièmement, cela libère l’espace public : les rues rendues aux piétons et aux cyclistes deviennent des lieux de vie, et non de simples voies de passage.
Cependant, je reconnais qu’une transition trop brutale pénaliserait ceux qui n’ont pas d’alternative, notamment dans les zones mal desservies. C’est pourquoi toute restriction doit s’accompagner d’un renforcement des transports en commun.
En conclusion, je défends une réduction encadrée de la voiture en ville, à condition qu’on propose de vraies solutions de remplacement.
Interaction avec le jury
— Le jury : Beaucoup de commerçants affirment que, sans voiture, leurs clients ne viendront plus.
— Vous : C’est l’objection la plus fréquente, et je la comprends. Toutefois, les études menées dans plusieurs villes montrent souvent le contraire : les rues piétonnes attirent davantage de clients, car les gens s’y promènent plus longtemps. Je concède qu’il faut une période d’adaptation, mais à moyen terme, le commerce local y gagne généralement.
Examiner’s note- Ouvrez par une reformulation du document et une problématique explicite : au B2, la construction compte autant que la langue.
- Anticipez l’objection et gardez une concession prête (« Je concède qu’il faut une période d’adaptation ») : c’est le cœur de l’interaction B2.