Production écrite — réponse-modèle 235 mots
Les deux documents traitent de l’alimentation — mieux manger, moins gaspiller — et partagent une même thèse : les comportements individuels ne suffisent pas ; c’est l’environnement et les règles qu’il faut transformer.
Le premier thème est la critique de la responsabilité individuelle. La conférence rappelle que trente ans de campagnes nutritionnelles montrent les limites de l’information : nos choix se prennent dans un environnement — prix, temps, offre du quartier —, non dans un cours de diététique. L’article sur le gaspillage dénonce de même la facilité qui consiste à culpabiliser le consommateur, sommé de mieux ranger son réfrigérateur.
Un deuxième point relie les textes : l’action efficace se situe en amont. La conférence cite l’encadrement de la publicité, l’exemplarité des cantines et le soutien aux filières locales ; l’article montre que le gaspillage naît des calibres imposés, des promotions par lots et des invendus détruits, et que la loi, en changeant la règle, réduit les volumes sans héroïsme individuel.
Enfin, les deux sources refusent d’opposer les échelles. La conférence rappelle qu’aucune politique ne réussit contre la cuisine et le plaisir ; l’article reconnaît l’utilité des gestes domestiques, à condition de les remettre à leur place, celle du dernier maillon.
Ainsi, les documents déplacent la responsabilité de l’individu vers les structures, sans nier tout à fait le rôle de chacun.
Examiner’s note- Neutralité : la synthèse rapporte que « les documents refusent d’opposer les échelles », sans que l’auteur ne prenne lui-même parti.
Production orale — réponse-modèle
Exposé construit
À partir de documents sur l’alimentation durable, présentez un exposé construit, puis répondez au jury.
À partir des documents sur l’alimentation durable, je poserais la question : mieux manger et moins gaspiller relèvent-ils de la volonté individuelle ou de l’action collective ?
Je défendrais la lecture selon laquelle l’information individuelle ne suffit pas : nos choix dépendent d’un environnement — prix, temps, offre.
J’ajouterais que les leviers efficaces se situent en amont : cantines, publicité, filières, règles contre le gaspillage.
Je conclurais que la responsabilité doit être déplacée vers les structures, sans nier le rôle des gestes quotidiens.
Débat avec le jury
— Le jury : N’est-ce pas déresponsabiliser le consommateur ?
— Vous : Je ne le pense pas. Reconnaître le poids de l’environnement n’efface pas la responsabilité individuelle : cela la remet à sa place, celle du dernier maillon d’une chaîne qu’il faut réformer plus haut.
Examiner’s note- Gardez une hiérarchie de lecture audible : annoncez ce qui est central (l’environnement) et ce qui est secondaire (les gestes), et tenez-la face aux relances.